Ce que je demandais à une app de finances

Je ne cherchais rien d'extraordinaire. Je voulais une seule vue de mon argent : mes comptes en banque, mes investissements, et surtout un suivi de mes dépenses, mois après mois. Savoir ce qui rentre, ce qui sort, et où part l'argent. Finary est excellent pour donner cette vue d'ensemble du patrimoine, et c'est ce qui m'avait séduit au départ.

Mais très vite, un besoin tout bête est devenu un mur : entrer mes dépenses au quotidien et les voir se refléter dans mes comptes. À l'époque, en France ou dans la zone euro, Finary synchronisait les banques automatiquement et le problème ne se posait pas. En Suisse, c'était une autre histoire.

Le vrai blocage : pas de comptes suisses, pas de transactions manuelles

Deux limites, à l'époque où je l'utilisais, ont fini par me faire décrocher :

  • Pas de connexion aux banques suisses. Mes comptes (banque cantonale, PostFinance, néobanque suisse) ne se synchronisaient pas. L'agrégation automatique était pensée pour les banques françaises et européennes, pas pour les miennes.
  • Pas de saisie manuelle des transactions. Faute de synchronisation, j'aurais voulu entrer mes dépenses à la main, une par une, compte par compte. Je n'ai pas trouvé ce flux — l'app était construite autour de l'agrégation automatique, pas de la saisie ligne à ligne.
  • Résultat : je corrigeais le solde à la main. Ma seule option pour rester à jour était d'éditer le solde de mon compte. Ça met bien à jour le total, mais ça efface tout le détail : aucune trace de ce que j'ai dépensé, ni de la catégorie, ni de la tendance.

Le symptôme qui m'a fait tiquer. Corriger un solde à la main, c'est traiter le symptôme sans jamais voir la cause. Je voyais bien que mon compte descendait, mais pas pourquoi. Or c'est précisément « pourquoi » que je voulais suivre. Une app de finances qui m'oblige à masquer mes dépenses passe à côté de l'essentiel — pour moi, en tout cas.

Finary n'est pas une mauvaise app — elle n'est juste pas pensée pour la Suisse

Je tiens à être juste : Finary est un très bon produit. L'interface est soignée, la vision patrimoniale est claire, et pour un utilisateur en France ou dans la zone euro, l'agrégation automatique fait gagner un temps fou. Beaucoup de gens l'adorent, à raison.

Mon problème n'était pas la qualité de l'app, mais son terrain de jeu. Finary a été pensé pour la France et l'Union européenne. La Suisse, avec ses banques, son franc, sa prévoyance (2e et 3e pilier) et ses habitudes, n'est pas son cadre par défaut. Ce n'est pas un défaut de fabrication : c'est simplement un autre marché. Et cet écart, petit sur le papier, devient bloquant quand on vit et qu'on dépense en francs.

Ce qui m'a décidé à construire Alpgain

J'ai attendu un moment, en espérant une mise à jour « suisse ». Puis j'ai compris que je me trompais d'attente : un outil conçu pour un autre pays ne devient pas suisse avec un simple correctif. La base — la devise, les banques prises en charge, la place de la prévoyance, la façon d'entrer une dépense — se décide au tout début, pas après coup.

Alors, plutôt que de continuer à corriger des soldes à la main, j'ai décidé de construire l'outil qui me manquait. Un outil où la Suisse n'est pas une exception à gérer, mais le point de départ. C'est comme ça qu'est né Alpgain.

Ce qu'Alpgain fait différemment

  • Comptes suisses, ajoutés simplement. Tu ajoutes tes comptes suisses et tu gardes la main dessus, sans dépendre d'une synchronisation qui ignore les banques d'ici.
  • Transactions manuelles, sans détour. Tu saisis tes dépenses et tes revenus à la main, compte par compte, avec des catégories — pour voir enfin où part l'argent, au lieu d'éditer un solde.
  • CHF de base, prévoyance incluse. Le franc suisse est la devise de référence, avec conversion multidevises, et le 2e comme le 3e pilier ont leur place dans la vue patrimoniale.
  • PnL réel et pensé multilingue. La performance affichée tient compte des frais et du change (FX), et l'interface existe en FR/DE/EN/IT — un réflexe suisse.
Ce dont j'avais besoin en Suisse Mon expérience avec Finary Ce que fait Alpgain
Comptes bancaires suisses Non connectés (banques FR/UE) Ajout manuel des comptes suisses
Saisie des transactions Pas de saisie manuelle trouvée À la main, compte par compte
Mise à jour du solde Corrigé à la main Reconstruit depuis les transactions
Devise & prévoyance Cadre euro par défaut CHF natif + 2e/3e pilier

Ce tableau décrit mon expérience personnelle au moment où j'utilisais Finary, pas une fiche produit officielle. Les fonctionnalités évoluent : pour l'état actuel de Finary, réfère-toi à son site officiel.

Si tu es en Suisse et que tu hésites, le plus honnête que je puisse dire, c'est : teste. Pars de ce que tu veux voir — tes dépenses, ton patrimoine net, ta prévoyance — et vérifie que l'outil le fait vraiment pour la Suisse. Pour comparer sereinement, j'ai listé les critères pour choisir une app de patrimoine suisse. Et tu peux tester l'approche d'Alpgain avec le compte démo, sans inscription.

Questions fréquentes

Peut-on connecter des comptes bancaires suisses à Finary ?

À l'époque où je l'utilisais, je n'ai pas pu connecter mes comptes bancaires suisses ni synchroniser mes transactions : l'agrégation automatique était surtout pensée pour les banques françaises et européennes. Finary fait évoluer son offre — vérifie la prise en charge des banques suisses à jour sur son site officiel avant de décider.

Peut-on saisir des transactions manuellement dans Finary ?

Mon besoin principal était de suivre mes dépenses en saisissant mes transactions à la main, compte par compte. Ne trouvant pas ce flux, je me contentais de corriger le solde de mon compte — ce qui masque le détail des dépenses. Les fonctionnalités évoluent : confirme l'état actuel sur le site de Finary.

Finary est-il une mauvaise application ?

Non. Finary est un bon agrégateur de patrimoine, soigné et populaire. Simplement, il n'est pas pensé pour la Suisse : prévoyance (2e/3e pilier), CHF natif, banques suisses et suivi fin des dépenses n'étaient pas au cœur de l'expérience pour moi.

Quelle alternative à Finary pour la Suisse ?

J'ai fini par créer Alpgain, conçu pour la Suisse dès le départ : CHF de base, 2e et 3e pilier, saisie manuelle des transactions, PnL réel frais et FX inclus, interface FR/DE/EN/IT. Compare avec les critères de choix d'une app de patrimoine suisse avant de trancher.

Pourquoi avoir créé Alpgain plutôt que d'attendre une mise à jour de Finary ?

Parce que mon frein n'était pas un détail mais un choix de conception : un outil pensé pour la France et l'UE ne devient pas suisse avec une simple mise à jour. Je voulais une base CHF, la prévoyance et la saisie manuelle traitées comme des cas de premier plan, pas comme des exceptions.

Information à but éducatif. Ce récit reflète mon expérience personnelle et ne constitue pas un conseil en placement, fiscal ou juridique. Alpgain n'est ni une banque, ni un gestionnaire de fortune, ni un conseiller agréé FINMA. Les fonctionnalités des applications tierces évoluent : vérifie toujours l'offre à jour de chaque éditeur, y compris Finary, sur son site officiel.